Quand on partage sa vie avec quelqu’un qui aime les livres, on sait que les mots comptent. Ils rassurent, ils émeuvent, ils permettent de dire ce qu’on n’arrive pas à formuler à haute voix. Alors, quand arrive le moment de préparer une demande en mariage, impossible de ne pas choisir les (bons) mots. Voici donc un guide pour créer une demande en mariage originale, littéraire et inoubliable. Sachant que dans la littérature comme dans l’amour, ce qui compte, ce n’est pas la perfection… mais l’émotion.
1. Le marque-page surprise
Pour un grand lecteur, un marque-page, n’est pas un simple morceau de carton. C’est un compagnon de route. Ainsi, vous pouvez y glisser discrètement : un message codé, une devinette ou un simple : “Veux-tu m’épouser ?”.
2. La fausse critique littéraire
Placez dans l’un de ses livres préférés une fausse page “note de l’éditeur” qui dit quelque chose comme : “Cette édition spéciale contient un événement majeur : le début de votre prochain chapitre avec l’amour de votre vie.” Puis, à la page suivante, la demande. Simple. Élégant. Romantique. Et terriblement efficace.
3. La chasse au trésor littéraire
Quelques indices, chacun lié à un roman qu’il/elle adore : un passage à relire, une citation à trouver, une énigme inspirée d’un livre, … Et en dernière étape un petit mot glissé à l’intérieur d’un livre qui fait écho à votre histoire.
4. Le livre ancien restauré pour l’occasion
Si votre partenaire aime les vieux ouvrages, trouvez un livre ancien ou une édition rare. À l’intérieur, glissez un petit mot sur un papier vieilli. Une citation romantique issue de son livre préféré ou une phrase d’amour tirée d’un classique avec en dessous “ Et si on commençait officiellement ce chapitre-là ? ”. C’est à la fois poétique, élégant et très personnel.
5. La demande façon bibliothèque vivante
Faites un chemin de livres menant vers vous / vers la bague / vers la demande avec chaque couverture représentant un chapitre de votre relation. Commencez par votre rencontre et enchaînez avec ce qui fait sens pour vous : votre premier date, votre premier fou rire, votre premier voyage, vos défis, vos victoires, etc. Le dernier livre peut avoir une couverture personnalisée avec la demande “Veux-tu écrire la suite avec moi ?”, ou bien rester encore mystérieuse.
Bonus : Le livre personnalisé
Imaginez un roman dont le héros vous ressemble étrangement… et dont l’héroïne lui dit “oui” à la fin. Un faux roman avec couverture, résumé et chapitres. La demande qui se révèle au fil des pages, et dans le dernier chapitre : la fameuse question.
Lorsqu’un enfant, un adolescent ou un jeune s’éteint, on perd tout nos repères. Ce n’est pas quelque chose de normal et on n’est pas équipés pour affronter ce genre de situation. Et pas grand monde peut nous aider et nous comprendre. Pourtant il faut organiser des obsèques et il y a un tas de questions qui paraissent surnaturelles et absurdes qui nous sont posées. Comme « quelle typographie dans cette liste souhaitez-vous utiliser pour son nom sur la stèle ? ».
Et puis, concernant la cérémonie, ça peut sembler une montagne à gravir. Alors soit on délègue totalement et on fait confiance car on ne se sent pas la force de s’investir dans cette organisation. Soit on investit totalement cette mission et on tente d’organiser une cérémonie d’hommage juste, douce et fidèle à sa vie, même trop courte.Parce qu’une cérémonie personnalisée n’efface pas la douleur, mais elle peut apporter de la douceur et même un peu de réconfort. Parce qu’on aura tout fait pour celui ou celle qui s’est éteint, jusqu’au bout.
Alors, voici quelques pistes simples pour vous aider dans cette démarche si délicate.
1. Trouver la bonne tonalité
Pour un hommage pour un enfant ou un jeune, on recherche souvent une atmosphère différente des cérémonies traditionnelles. Parce que son décès n’est pas normal, n’est pas dans l’ordre des choses, et que l’important est de ne pas alourdir davantage la peine, mais d’apporter de la tendresse. Une cérémonie douce, lumineuse et authentique sera souvent plus appropriée, avec :
des couleurs apaisantes ou joyeuses, en écho à sa personnalité ;
des fleurs délicates ou naturelles ;
un décor simple mais chaleureux : photos, dessins, objets préférés, souvenirs…
des musiques et chansons qui lui ressemblaient ou qui apaisent. Ne pas hésiter à privilégier les versions instrumentales si les paroles sont trop difficiles à entendre.
2. Intégrer ce qu’il ou elle aimait vraiment
Pour créer un hommage fidèle, personnel et touchant, on peut s’appuyer sur des détails comme :
ses passions : sport, art, nature, musique, jeux, voyages… ;
ses dessins animés, films ou jeux vidéos favoris ;
ses créations : dessins, poèmes, chansons, photos.
3. Offrir une place aux amis et camarades
Pour les enfants et les jeunes, les amis occupent souvent une place primordiale. Et leur permettre d’exprimer ce qu’ils ressentent peut apporter beaucoup de réconfort, car eux aussi sont jeunes et sont sûrement sous le choc de la disparition de leur ami(e). Ils peuvent participer avec :
un texte écrit et lu à plusieurs ;
une vidéo souvenir diffusée ;
une photo collective affichée ;
une chanson interprétée par un proche ;
un collage de dessins ou de messages accroché.
4. Créer un espace de souvenirs
Un espace dédié au recueillement peut soulager les proches tout en offrant une manière douce de se souvenir et de se connecter avec celui/celle qui nous manque. On peut l’aménager avec :
un panneau ou une guirlande de photos ;
des objets symboliques ;
un carnet pour écrire des messages ;
une boîte à souvenirs où chacun glisse un mot, un dessin, un petit objet.
5. Choisir ses textes et ses mots avec délicatesse
Quand le deuil touche un jeune, les mots doivent être simples, justes et bienveillants. Et les textes ni trop longs ni trop formels, mais lumineux et sincères. Ils peuvent :
évoquer ce qu’il ou elle apportait aux autres ;
se souvenir de gestes ou de moments heureux passés ensemble ;
exprimer la gratitude d’avoir partagé un morceau de vie avec lui/elle ;
ce peut également être des extraits de textes célèbres comme le Petit Prince, des citations, ou encore des dialogues ou chansons de films et dessins animés comme le Roi Lion ou Coco.
6. Imaginer un rituel symbolique collectif
Les rituels doux créent un moment de cohésion et de connexion et sont souvent ceux qui restent les plus ancrés dans la mémoire. On peut :
déposer une fleur ou un pétale ;
allumer une lumière ;
écouter ensemble une chanson qui fait sens ;
nouer un ruban sur un arbre ou un support ;
planter une plante ou un arbre du souvenir.
7. S’appuyer sur ses rêves et ses passions
Pour les jeunes, les passions racontent souvent toute une vie. Elles peuvent guider le ton de la cérémonie et célébrer sa lumière sans la trahir :
« Qu’est-ce qu’il est possible de faire pendant la cérémonie ? »
J’avais posé cette question au conseiller funéraire qui nous avait accompagnés lors du décès de mon père. Et il m’avait répondu « à peu près tout ce que vous voulez », en s’appuyant sur quelques exemples auxquels il avait assisté comme :
aux obsèques d’un chasseur, ses compagnons de chasse étaient venus avec leur arme et avaient déposé la sienne sur son cercueil
ou encore, aux obsèques d’un amateur de whisky, une bouteille avait circulé dans l’assemblée pour trinquer une dernière fois avec lui.
Mon père n’était pas chasseur et il ne buvait rien de significatif à part un jus de citron chaud le matin (ce qui ne nous avait pas semblé très pertinent pour lui dire au revoir). Par contre, il était marathonien, il avait couru son premier marathon quelques années avant de décéder et il en était très fier. Nous aussi d’ailleurs. Du coup, on avait suspendu sa médaille à un joli portrait de lui qu’on avait fait agrandir et posé sur un chevalet. Et on a ainsi réussi à construire une cérémonie ultra personnalisée.
C’était d’autant plus important pour nous que faire quelque chose de classique ne correspondait ni à sa personnalité, ni à l’âge et à la façon dont il est décédé. Toutefois, peu importe l’âge, une cérémonie d’hommage personnalisée, avec délicatesse et sincérité, permettra toujours de refléter davantage les valeurs et l’histoire de la personne disparue qu’une cérémonie classique. Et une cérémonie funéraire peut totalement être humaine et réconfortante et pas juste solennelle. Un bel au revoir, fidèle à celui ou celle que l’on souhaite honorer, peut d’ailleurs apaiser un peu la douleur de sa perte.
Maintenant, voici quelques pistes de personnalisation auxquelles on ne pense pas toujours spontanément pour célébrer la vie de quelqu’un. Parce que la perte de quelqu’un – même si on s’y attend – reste toujours un choc et ce n’est pas vraiment le genre de moments dans lesquels notre esprit est le plus clair. La peine peut nous paralyser et nous empêcher de penser à quoi que ce soit.
1. Choisir un lieu qui a du sens
Une cérémonie religieuse peut avoir lieu à l’église ou dans la salle de cérémonie des crématoriums. Cette deuxième option permet ainsi une plus grande personnalisation de l’hommage tout en restant dans le respect de ses croyances.
Une cérémonie laïque (officiée par le maître de cérémonie des pompes funèbres ou du crématorium ou un officiant indépendant) peut être célébrée dans la salle de cérémonie des crématoriums, mais également dans une salle municipale, dans un jardin ou un espace extérieur autorisé ou encore dans un lieu culturel ou associatif.
2. Imaginer un rituel symbolique
Les rituels créent un lien émotionnel fort et permettent aux proches de participer activement à l’hommage. On peut, par exemple :
allumer une bougie ;
déposer un objet personnel sur le cercueil ;
écrire sur le cercueil à l’aide de feutres adaptés ;
planter un arbre ou une fleur du souvenir.
3. Écouter de la musique
La musique accompagne les émotions et peut évoquer des souvenirs forts. Que cela soit les chansons préférées de la personne disparue, des musiques calmes ou encore une interprétation live, elles peuvent être diffusées :
lors de l’entrée des proches dans le lieu de cérémonie ;
pour marquer des pauses entre les discours ;
pour accompagner un rituel symbolique ;
pour accompagner la projection d’un diaporama photo ;
au cimetière pour accompagner la mise en terre.
4. Partager des mots et des souvenirs
Les mots prononcés durant une cérémonie comptent énormément, et chaque voix apporte une nuance différente et donnent à l’hommage une dimension humaine plus forte. Elles peuvent prendre plusieurs formes :
un récit de vie ;
des anecdotes marquantes ;
une lettre adressée au défunt ;
un poème ou un texte inspirant.
5. « Décorer » le lieu
Une ambiance personnalisée donne à la cérémonie un ton plus intime et chaleureux. Vous pouvez ainsi :
placer un portrait sur un panneau ou le diffuser sur écran ;
disposer des objets symboliques (instrument de musique, livre, souvenir de voyage…) ;
fleurir le lieu ;
installer une table du souvenir avec un livre hommage ou une urne pour recevoir des petits mots.
6. Préparer un livre d’hommage
Un livret peut accompagner les proches et devenir un souvenir précieux. Il peut rassembler :
une photo du défunt ;
le déroulé de la cérémonie ;
les textes et musiques choisis ;
un message de remerciement de la famille.
Il peut également être réalisé après les obsèques et compiler les discours prononcés, les petits mots reçus avec les fleurs ou dans le livre d’or.
7. Disperser les cendres
Dans le cas d’une crémation, vous pouvez choisir de laisser l’urne au cimetière :
dans un caveau familial avec des cercueils,
dans un cavurne (un caveau – sur le même principe que pour les cercueils – mais plus petit puisqu’il ne contient que des urnes)
Dans un colombarium (un monument cinéraire collectif avec plusieurs niches hors sol dans lesquelles on n’enterre pas mais on vient placer une – ou plusieurs – urne et qui coûte donc moins cher que le cavurne).
Mais les cendres peuvent également être :
dispersées en pleine mer ou en pleine nature (loin de toute habitation ou de tout passage) ;
immergées dans des urnes submersibles et biodégradables, loin des côtes ;
« plantées » au pied d’un arbre dans des forêts cinéraires comme celle d’Arbas en Haute-Garonne (la première de France inaugurée en 2019) dans un pochon en tissus biodégradable.
Je me souviens qu’après la cérémonie en l’honneur de mon père, une cousine m’avait dit qu’elle venait juste de le découvrir, qu’elle ne le voyait pas du tout comme ce que l’on avait raconté comme anecdotes ou ce que l’on avait projeté comme photos. Sur le moment ça m’avait surprise. Et en même temps il est vrai qu’on est souvent différents dans l’intimité et en public. Je m’étais alors souvenue que dans les repas de famille il était plutôt spectateur du moment, que ce n’était pas celui qu’on entendait le plus, alors qu’avec nous à la maison il avait énormément d’humour et essayait de nous faire rire, ce qu’elle ne soupçonnait pas du tout. Je m’étais alors dit que cette cérémonie était une réussite et qu’on avait réussi à transmettre qui il était.